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Biographie

Biographie

Né à Londres en Angleterre d'une mère arménienne et d'un père indien, Roger Sinha fut plongé dans la culture anglaise dès son plus jeune âge. Lui même se dit plus proche du «Fish'n chips que le Khari». Alors que Roger a 8 ans, sa famille s'installe à Saskatoon en Saskatchewan. Cette nouvelle culture vient s'entrechoquer aux autres et sème chez lui une quête identitaire.

 

Début vingtaine, Roger Sinha s'inscrit au baccalauréat en économie à l'université de Toronto. Vers la troisième année de ses études alors convaincu que le destin lui réserve tout autre chose, il commence à prendre des cours de danse. De cette expérience parallèle naîtra un désir implacable de renouer avec ses origines par l'entremise du mouvement et de la danse.

 

C'est alors qu'en 1984, Roger Sinha décide de se consacrer entièrement à la danse. En 1990, dans le cadre de sa recherche choréographique, Roger découvre le Bharata Natyam, forme de danse classique du sud de l'Inde. L'intégration de cette technique dans son vocabulaire métissé lui permet de se réapproprier son héritage et d'exprimer sa fierté d'être indien. Il continue sa recherche en tant que danseur pour les compagnies Jean Pierre Perreault et Sylvain Émard Danse, puis en tant que chorégraphe avec la pièce Burning Skin, toute première pièce au répertoire de Sinha Danse. L'ensemble de ces traditions aussi bien innées qu'acquises s'entremêlent et ponctuent son parcours créateur. Les arts martiaux, le ballet, la danse contemporaine et plus tard le Bharata Natyam, participeront aux créations si distinctives qu'on lui connaît. 

 

 


Historique

 

Depuis les débuts de Sinha Danse en 1991, la compagnie compte plus de 10 créations à son répertoire. Mentionnons, notamment, la toute première pièce Burning Skin créée en 1992, Benches (1996) à la demande du Winnipeg Contemporary Dancers. Le programme double Loha/Thok (2002-2002) est remarqué par la symbiose et le raffinement des mouvements interprétés par Natasha Bakht et Roger Sinha. Elle occupa les planches de l'agora de la Danse pour le temps de 7 représentations dans le cadre de la saison 2001-2002 de Danse Danse. De cette création naît une collaboration qui se poursuit encore à ce jour entre les deux chorégraphes canadiens.  

 

La pièce Apricot Trees Exists, quant à elle, s'installe sur les tapis de danse en 2004. Ce sextette est interprété avec brio et gagne le cœur du public et de la critique. Elle s'inscrit au programme de 14 théâtres sur l'île de Montréal et elle récidive au programme de l'Agora de la Danse pour 8 représentations.  

 

Roger Sinha s'intéresse de très près à l'art vidéo. Le solo Zeros & Ones (2008)  témoigne de cette exploration. Concurremment cette pièce, le premier court métrage, le barbier de Bangalore, est réalisé en Inde lors de l'impressionnante tournée de 2008. Les spectacles Zeros & Ones, Quebasian Rhapsody et Burning Skin ont rayonnés lors de leur passage dans 5 villes de l'Inde : Bangalore, Ahmadabad, New Delhi, Kolkota et Boomika.   

 

Au cours de la même année, Roger Sinha participe à titre de co-chorégraphe à la pièce Tono, menée de front par de Sandra Laronde, directrice artistique de Red Sky, compagnie basée à Toronto qui aborde les thèmes des différences culturelles. Tono s'illustre au festival Luminato de Toronto en 2009, aux Jeux Olympiques de Beijing, aux Olympiades Culturelles des Jeux Olympiques de Vancouver en février 2010. Tout dernièrement, la pièce a été invitée pour être présentée à l'Exposition Universelle de Shanghai en Chine se déroulant en mai 2010.